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Éthiopie

Last Updated: September 1, 2011

Responsable en chef de programme:

Diana Kizza, MSc


Activités du programme:

  • Septembre 2008: la responsable local du programme, Diana Kizza et le directeur du programme Michael McQuestion ont effectué une visite préliminaire au ministère de la Santé et aux agences partenaires homologues de GAVI.
  • Juillet 2009: Le vice-président de l'institut Sabin Ciro de Quadros et la responsable locale du programme Diana Kizza ont rencontré la Première Dame et les membres du Parlement à Addis.
  • Septembre 2009: Mike McQuestion a examiné la question du financement de la Santé avec des membres du Parlement éthiopiens lors d'une conférence de l'Union Parlementaire Africaine (UPA) sur le financement de la santé qui s'est tenue à Addis.
  • Octobre 2009: Mike McQuestion et Diana Kizza ont organisé le premier briefing parlementaire à Addis Abeba.
  • Mars 2010: Diana Kizza a assisté à l'atelier de travail de l'AMMRIRIA sur la mobilisation des ressources pour la santé organisé par l'OMS dans le cadre de la campagne Ethiopienne d'éradication de la rougeole à Addis Abeba.
  • Février 2011: Diana Kizza et Mike McQuestion ont rencontré le ministre de la Santé et le ministre des Finances. Ils ont également pris part à des conférences avec les partenaires externes homologues à Addis Abeba.

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Structure du secteur de la santé:

  • Les infrastructures de santé éthiopiennes se composent d'environ 15 000 postes de santé (kebeles), 819 bureaux de santé dans les districts (woredas), 98 zones de santé et 11 bureaux de santé. Dans chaque région sanitaire se trouve un bureau du PEV. (Source: ministère de la Santé Fed., Rapport annuel d'exécution HSD-III 2009-09; (n) Présentation nationale. Conférence régionale Africaine sur la vaccination, Harare 2009).
  • Dans les années 2008-09, le ministère de la Santé a commencé une réorganisation majeure de la structure du secteur de la Santé. Une série de réformes portant sur la structure de la fonction publique et réingénierie des processus d'affaires (RPA) ont été instaurés. Un procédé de planification ascendante annuel (Woréda) ainsi qu'un nouveau système de gestion d'information médicale (Health Management Information System) ont été introduits. Chaque programme de santé a été placé dans l'une des trois directions: Agraire, Urbaine et Nomadique.
  • L'Éthiopie n'est pas un pays SWAp.
  • L'Éthiopie est un pays IHP+ (Partenariat international pour la santé) pleinement inauguré. Le pays a signé un Compact Pays en Aout 2008. Pour en savoir plus, cliquez ici. Dès 2009, sept partenaires externes investissaient collectivement des fonds dans le fonds de performance des Objectifs Du Millénaire pour le Développement).
  • Un Comité de Direction central Conjoint, où des partenaires gouvernementaux et externes sont représentés s'occupe de la planification du secteur de la santé. Un comité de coordination inter-agence s'occupe des entrées du système d'immunisation national et externe. La Chambre de Commerce Internationale s'est réunie cinq fois en 2007.
  • Le gouvernement a commencé à décentraliser les services de santé en 1994. Avec la décentralisation, les ministères concernés ne contrôlent plus directement les activités du secteur au niveau opérationnel. De cette manière, les donateurs attribuent moins d'aide directe au corps du secteur. Beaucoup de donneurs du secteur de la Santé financent directement des régions et des worédas, contournant ainsi les structures budgétaires fédérales.
  • La prise de vacances régulière du personnel médical limite les performances du secteur de la santé, particulièrement au niveau du woréda.
  • Au cours de la période 2009-2010, 35 000 travailleurs de santé de village ont été formés et placés dans des kebeles.

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Financement du secteur de la santé
:

  • En 2008-09, le montant des dépenses médicales représentait 10% du budget du gouvernement. (Source: ministère de la Santé Fed., Rapport annuel d'exécution HSD-III 2009-09.)
  • En 2007, le peuple éthiopien a dépensé 30 dollars US par habitant en dépenses de santé. Le montant des dépenses de santé représentait 10% des dépenses gouvernementales récurrentes. Sources: Rapport 2010 du Compte à rebours vers 2015.
  • En 2008, l'Éthiopie a reçu 158 millions de dollars US en Aide Publique au Développement (APD) pour le secteur de la santé, soit moins que les 380,8 millions de dollars reçu en 2007. Source: Système de notification des pays créanciers de l'OCDE.
  • Les donations fédérales annuelles globales sont envoyées à neuf conseils régionaux Ces derniers distribuent et transfèrent les fonds aux secteurs et à plus de 600 conseils administratifs worédas. En 2005, les donations globales pour les régions représentaient environ 38% des dépenses gouvernementales.
  • Depuis 2002, un Groupe d'assistance au développement (Development Assistance Group) s'occupe de coordonner les aides internationales du pays reçus par le pays. L'un de ses objectifs est d'accroître le quota d'aide budgétaire directe et de s'assurer qu'elle soit conforme aux programmes et politiques de secteurs (encadrement des programmes contre encadrement des projets).
  • Depuis 2005, l'Éthiopie utilise un outil de gestion d'aide unique : le programme de Protection des Services de Base (programme Protection of Basic Services) (PSB), afin d'accroître la supervision et la transparence du budget. Le programme PSB s'assure que l'aide budgétaire directe donnée par les partenaires externes et affectée à certains usages médicaux, au développement et à la fourniture de services au niveau sous-national soit utilisée à ces effets seulement.
  • Initiatives Pays pauvres très endettés (PPTE) / Allègement de la dette multilatérale (IADM): l'Éthiopie a commencé à recevoir des crédits d'allègement de dette PPTE en novembre 2001. À la mi-2009, le pays avait reçu des crédits dont le montant équivaut à 3,35 milliards de dollars US (sur un engagement total de 6,62 milliards de dollars US). Conformément au programme de Développement Durable et de Réduction de la Pauvreté, le gouvernement a investi ces économies dans davantage de programmes de réduction de la pauvreté, y compris la fourniture de Soins de santé primaires SSP (allant de 733,4 millions de dollars US en 2001 à 2,5 milliards de dollars US en 2007). Cela signifie que le montant dépensé dans le cadre de la réduction de la pauvreté est trois fois plus élevé. Source : Association Internationale de développement AID / Fonds monétaire international FMI. PPTE et IADM- condition de mise en œuvre: 15 septembre 2009.
  • Financement d'immunisation
    • En 2007, aux 54,8 millions de dollars US dépensés dans le cadre de l'immunisation, le gouvernement a contribué 3 millions de dollars US (soit 6%). La plupart des fonds externes destinés à l'immunisation sont hors-budget.
    • Selon le PPAc 2006-2010, 17 millions de dollars ont été dépensé spécialement pour le PEV de routine en 2004 (6$ par enfant né cette année). Si l'on ajoute les dépenses de santé afin de soutenir le PEV, le montant s'élève alors à 24 millions de dollars US (9$ par enfant). Le gouvernement a financé 805 721 dollars US spécialement pour le PEV de routine (3,4%), soit moins de 1$ par enfant.
    • Selon le Formulaire de rapport conjoint de l'OMS et de l'UNICEF, le gouvernement Ethiopien a dépensé 1 393 280 dollars US pour vacciner environ 3 229 000, soit un investissement de moins de 1$ par enfant. Ce montant représente 12% du budget total du PEV 2009.
    • Selon le PPAc 2010-2014, le montant total des dépenses de PEV étaient de 56,7 millions de dollars US en 2009. Ces chiffres suggèrent que la part du gouvernement étaient d'environ 3%.
    • En 2010, le gouvernement Ethiopien a financé plus de 50% des coûts opérationnels (environ 3,2 millions de dollars US) d'une table ronde sur les campagnes de vaccination contre la rougeole (SIAs). Plus de la moitié de la contribution nationale provenait des gouvernements infra-nationaux. (Note: Seuls septs des dix huits pays Africains qui avaient payé 50% de plus de leurs coûts opérationnels de rougeole SIA)
    • Montant dépensé (en dollar US) par enfant, par le gouvernement Ethiopien pour financer la vaccination de routine (2000-2010)
      Ethiopia routine imm spend 2000 2010_0.jpg

    • Source:
      WHO Vaccine Preventable Disease Monitoring System, 2008. Immunization Profile: Ethiopia. Toutes les données sont dérivées du rapport conjoint de l'OMS / UNICEF de notification comme suit:

      a: C_6450. Ce pourcentage n'inclut aucun financement de donateurs externes.

      b: C_6490. Ce pourcentage inclut tous les frais récurrents spécifiques à l'immunisation financés avec les fonds du gouvernement seulement. Ceci inclut les vaccins, les fournitures servant à l'injection, les salaires, les indemnités journalières du personnel médical travaillant à temps plein sur les immunisations, les frais de transport, les véhicules de fonction, ainsi que le maintien de la réfrigération, les frais de formation, les frais de mobilisation sociale, et la supervision et la surveillance.

      « ND » signifie que les données ne sont pas disponibles.

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Budgétisation:

  • Durant la période de 2002 à 2005, les fonds du gouvernement représentaient environ 45% du budget de développement du pays; Le reste de l'aide provenait de l'aide au développement officielle. (Source: Rapport de l'Évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière 2007).
  • L'Éthiopie a adopté son deuxième Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (programme de Développement Durable et Réduction de la Pauvreté) en 2006. Ce document sert de politique de base pour le budget du développement national.
  • Le gouvernement utilise un cadre de dépense à moyen terme. Le ministère des Finances et du Développement Économique, prépare le budget annuel proposé avec les ministères concernés. Le budget national proposé inclut les budgets proposés par les neuf régions et plus de 600 worédas. Ce procédé de budgétisation ascendant est entravé par la vaste quantité de financement externe affecté à des programmes spécifiques ou obtenu en dehors des services officiels réguliers.
  • Le ministère des Finances et du Développement Économique doit soumettre le budget proposé au Parlement (Chambre des Représentants du peuple) avant le 7 juin. Le Parlement vote le budget avant le 7 juillet, qui correspond à la fin de l'exercice.
  • Le ministère des Finances et du Développement Économique informe les régions des montants provisoires qui leur seront transférés avant le 16 janvier. Les régions examinent et proposent des révisions au budget provisoire. Cependant, les montants réels prévus dans le budget ne sont transmis qu'en novembre, bien après le commencement de l'exercice fiscal en Ethiopie.
  • D'après le Rapport de l'Évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière de 2007, ce procédé budgétaire a été suivi soigneusement depuis 2005.

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Écoulement du budget et reddition des comptes:

  • D'après le Rapport d''Évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière de 2007, les prévisions financières du niveau fédéral au niveau régional, et du niveau régional au niveau worédas sont identiques. Les plafonds budgétaires, cependant, sont assez bas. Les décaissements réels des subventions globales sont prévisibles et correspondent aux montants prévus.
  • Les entités infra-nationales ont peu de flexibilité dans l'allocation des fonds. Presque tous les fonds sont destinés aux salaires et aux autres dépenses récurrentes.
  • Le budget est réparti de manière claire et fonctionnelle. Les fonds distribués vont directement à leurs points de destination. Cependant, la décentralisation et les subventions globales rendent difficile le suivi des attributions de fonds aux secteurs et programmes concernés.
  • Les départements du Budget Social et du Budget Économique du ministère des Finances reçoivent des rapports de dépenses mensuels de la part de chaque entité gouvernementale. Ces rapports sont consolidés tous les trois mois. Les budgets votés et exécutés sont comparés d'après la classification fonctionnelle de chacun jusqu'au niveau des différents projets auxquels ils sont associés.
  • Un rapport fiscal annuel est préparé en octobre.
  • En 2008, les bureaux régionaux pour la santé ne tenaient toujours pas correctement compte des fonds externes reçus destinés à l'immunisation.
  • En 2008-09, le ministère de la Santé ne procurait pas de rapports concernant les dépenses trimestrielles en temps réel aux bureaux régionaux pour la santé. Le manque de personnel qualifié rendait la soumission d'un rapport de données financières au ministère de la Santé difficile pour beaucoup de Worédas. Au final, les régions n'utilisaient pas la totalité de leur budget. (Source : ministère de la Santé Fed., Rapport annuel d'exécution HSD-III 2009-09.)

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Performances budgétaires:

  • En 2008, le PEV de routine de l'Ethiopie a permit la vaccination de 2 173 426 enfants avec le vaccin DTP3 et a dépensé environ 19,5$ US par enfant vacciné avec le DTP3 (un total de 42 355 291 millions de dollars). En 2006, le même type de vaccination entraînerait une dépense de 27$ par enfant. (Source: Rapport annuel de situation du GAVI de 2008 et 2006
  • Politique du pays et évaluation institutionnelle:

    l'ACIP 2007 de la Banque mondiale a donné aux systèmes de gestion des finances publiques et du budget de l'Éthiopie (Indicateur numéro 13) un score de 4,0, supérieur à 3,5 en 2005. (moyenne des scores pour tous les pays AID en 2007: 3,2) Pour en savoir plus, cliquez ici.
  • Le rapport de l'Évaluation des dépenses publiques et de la responsabilité financière de 2007 a donné au budget de l'Éthiopie de bons résultats, félicitant ses politiques de dépenses pour leur crédibilité, les procédures employées et la mise en œuvre de programmes pour la lutte contre la pauvreté. Un calendrier budgétaire annuel est suivi, une circulaire du budget est transmise à toutes les institutions, lesquelles peuvent contribuer au budget final.
  • Cependant, plus de 10% des dépenses gouvernementales étaient hors budget pendant période de 2002-2005. Les incertitudes liées au versement de fonds avaient affecté le service de livraison. Cette situation s'explique en partie par le fait que les dépenses principales décidées au départ ont été révisées au cours de l'année fiscale.
  • Les rapports du début et de la fin de l'exercice sont rédigés, cependant les législatures régionales ou nationales ne supervisent pas le budget au cours de l'exercice. De même qu'avec la budgétisation, la soumission d'une reddition des comptes est une tâche rendue difficile par les importantes sommes d'aide hors budget affectées à certaines régions et aux worédas.
  • En 2006, le Programme élargi de vaccination de routine PEV de l'Éthiopie a permis l'immunisation de 1 938 894 enfants avec le vaccin DTP3 et a coûté 54,8 millions de dollars US (environ 27 dollars US par enfant vacciné avec le DTP3). Source: Rapport de situation annuel 2006 de GAVI.

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Notes parlementaires:

Structure

  • Le Parlement de l'Éthiopie est bicaméral: le Conseil de la fédération (135 sièges) représente la chambre haute; la Chambre des Représentants du peuple (547 sièges) représente la chambre basse.
  • Le comité permanent du Budget et des Finances de la Chambre des Représentants du peuple évalue et propose des révisions au budget annuel. Le Comité des comptes publics étudie les audits annuels, mène des audiences publiques et formule des recommandations de suivi.
  • D'après l'enquête de l'Initiative africaine concertée sur la réforme budgétaire (CABRI) / OCDE (2007), chaque ministère présente ses résultats d'encadrement des programmes annuellement au Parlement. Le ministère de la Santé donne un compte rendu des affaires sociales au comité permanent.
  • Les dernières élections législatives ont eu lieu le 23 Mai 2010. (Source: ElectionGuide).
  • Chapitre III, Article 41 (Droits économiques, sociaux et culturels) de la Constitution Ethiopienne déclare: "l'Etat a pour obligation d'attribuer des ressources grandissantes afin de soutenir le système de santé public, l'éducation et les autres services sociaux."

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Indicateurs de performances d'immunisation:

Pourcentage des districts publiant une couverture de vaccination DTP3 d'au moins 80% en 2008*: 46%

Percent of districts reporting at least 80% coverage DPT3, 2001-2008

*Source:
système de surveillance de maladie à prévention vaccinale de l'OMS en 2008. Éthiopie. Données dérivées du Formulaire de rapport conjoint (Joint Reporting Form), Indicateur GSA17ap. « ND » signifie que les données ne sont pas disponibles.

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Charge de morbidité*:

Population (2008): 80 713 000
Naissances (2008): 3 093 000
Morts d'enfants de moins de 5 ans (2008):
- 321 000 au total
- évitable par vaccination de routine PEV: 44 9401
- évitable par vaccination de routine PEV et de nouveaux vaccins: 80 2502

*Source: UNICEF. 2009. State of the World's Children.

1 Sous réserve que l'utilisation de vaccins contre la tuberculose (le BCG), la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole prévienne 14% de morts d'enfants de moins de 5 ans.

2 Sous réserve que l'utilisation de vaccins contre la tuberculose (le BCG), la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, l'hépatite B, l'haemophilus influenzae de type b, la fièvre jaune, et d'un vaccin antipneumococcique composé d'antigènes prévienne 25% de morts d'enfants de moins de 5 ans.

Remarque: les estimations de mort à prévention vaccinale supposent que l'intensité des infections, la susceptibilité individuelle, et la probabilité d'exposition sont les mêmes à tout niveau de mortalité.

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