- En 1996, le Mali a établit un poste budgétaire pour les vaccins et a financé la plus part de ses besoins en vaccins grâce à l'Initiative pour l'indépendance Vaccinale de l'Afrique (African Vaccine Independence Initiative). Depuis, 1% du Fonds d'Allègement de la Dette du Mali a été dédié à l'achat de vaccins.
- Selon l'OMS, le gouvernement malien a dépensé 2.1 millions de dollars pour le PEV de routine en 2001, soit environ 41% des dépenses totales du PEV de routine. En 2002, le montant était de 2.3 millions de dollars (18%). Le Mali a reçu sa première subvention de la part de GAVI en 2003. En 2006, le gouvernement a dépensé 145 088 dollars pour son Programme de Vaccination de routine. Les chiffres de la période 2007-2009 étaient respectivement de 1.9 millions de dollars, 1.1 millions de dollars et 61 228 dollars.
- Selon le PPAc de 2007-2011, 9.4 millions de dollars ont été utilisé en 2005 pour le PEV de routine (19$ par enfant né cette année). Si l'on ajoute les dépenses des services de santé afin de soutenir le PEV de routine, on obtient la somme de 12.1 millions de dollars (25$ par enfant). Le gouvernement a financé 4 millions de dollars sur les dépenses du PEV de routine (33%), soit environ 8$ par enfant.
- La tendance général suggère un effet de substitution croissant à partir de 2005; malgré que les entrées externes ont augmenté, les investissements du gouvernement ont baissé.
- Montant dépensé (en dollars) par enfant par le gouvernement du Mali pour la vaccination de routine (2000-2010)
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Sources:
1. Système de surveillance de maladie à prévention vaccinale (Vaccine Preventable Disease Monitoring System) de l'OMS en 2008. Profil d'immunisation: Mali. Les données dérivées du Formulaire de rapport conjoint (Joint Reporting Form) de l'OMS et de l'UNICEF sont les suivantes:
a: C_6450. Ce pourcentage n'inclut aucun financement par donateurs externes.
b: C_6490. Ce pourcentage inclut tous les frais récurrents et spécifiques à l'immunisation financés uniquement à l'aide de fonds gouvernementaux. Ceci inclut les vaccins, les fournitures servant à l'injection, les salaires, les indemnités journalières du personnel médical travaillant à temps plein sur les immunisations, les frais de transport, les véhicules de fonction, ainsi que le maintien de la réfrigération, les frais de formation, les frais de mobilisation sociale ainsi que la supervision et la surveillance. « ND » signifie que les données ne sont pas disponibles.
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Budgétisation
- Le Document de stratégie de réduction de la pauvreté de 2006 du Mali (DSRP 2007 à 2011) explique l'aspect politique du budget du pays. Il compléte le plan sectoriel à long terme du département de la Santé (PRODESS-II).
- Conformément à la loi, le budget annuel du Mali doit être équilibré. Les budgets ne doivent pas excéder un certain pourcentage du PIB.
- Le gouvernement soumet des estimations de budgets annuels et à moyen terme au Parlement.
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Écoulement du budget et reddition des comptes
Le Mali s'est acquitté de ses obligations de co-financement GAVI de 2008.
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Rapport de Performances de budget
- En 2008, le Programme élargi de vaccination de routine du Mali a permis la vaccination de 521 142 enfants avec le vaccin DTP3 et a coûté environ 27 dollars US par enfant vacciné avec le DTP3 (un montant total de 14 163 420 dollars). Des chiffres supérieurs au 25$ par enfant dépensé pour le même type de vaccins en 2006. (Source: Rapport de situation annuel de GAVI 2008 and GAVI Annual Progress Report, 2006)
- Durant la période 2008-2010, le PEV du Mali a utilisé tout le budget qui lui avait été attribué par le gouvernement, soit une capacité d'absorption de 100%.
- Politique du Pays et Evaluation Institutionnelle:
l'ACIP 2007 de la Banque mondiale a donné aux systèmes de gestion des finances publiques et du budget du Mali (Indicateur numéro 13) un score de 3,5, comparé à 4,0 en 2005. (moyenne des scores pour tous les pays AID en 2007: 3,2) Pour en savoir plus cliquez ici.
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Notes parlementaires
- Le Mali a un parlement unicaméral constitué exclusivement de l'Assemblée Nationale. La Commission des Finances et la Commission Santé et Développement Social supervise le secteur de la santé et de la vaccination.
- Le Président du Mali est élu indépendamment du Parlement. Le Président nomme les ministres du Conseil des ministres de manière unilatérale. Les ministres ne peuvent pas simultanément être membres du Parlement. Le Président a le pouvoir de débouter des ministres mais celui-ci est cependant limité. Le Parlement du Mali est relativement vulnérable. Il peut censurer le Conseil des Ministres ou le Président mais ce-faisant donne au Président le pouvoir de dissoudre le Parlement.
- En 2009, le ministère de la Santé a commencé à inviter les membres des comités du budget et de la santé à participer aux réunions d'arbitrage concernant le budget.
- L'élection présidentielle est prévue pour Avril 2012. Les élections législatives auront lieu juste après en juillet 2012. (Source: ElectionGuide).
- La loi 98-036 stipule la responsabilité du gouvernement de contrôler les maladies épidémiques avec la vaccination obligatoire.
- Chapitre III, article 17 de la Constitution du Mali de 1992 reconnaît le droit des citoyens à la santé.
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Indicateurs de performances d'immunisation:
Pourcentage de districts publiant une couverture de vaccination DTP3 d'au moins 80% en 2008*: 81%

*Source:
Vaccine Preventable Disease Monitoring System (Système de surveillance de maladie à prévention vaccinale) de l'OMS en 2008. Profil d'immunisation: Mali. Données dérivées du Formulaire de rapport conjoint (Joint Reporting Form), Indicateur GSA17ap. « ND » signifie que les données ne sont pas disponibles.
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Charge de morbidité:
Population (2008): 12 706 000
Naissances (2008): 542 000
Morts d'enfants de moins de 5 ans (2008):
- 100 000 en total
- évitable par vaccination de routine PEV: 14 0001
- évitable par vaccination de routine PEV et de nouveaux vaccins: 25 0002
Source: UNICEF. 2008. State of the World's Children.
1 Sous réserve que l'utilisation de vaccins contre la tuberculose (le BCG), la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole prévienne 14% de morts d'enfants de moins de 5 ans.
2 Sous réserve que l'utilisation de vaccins contre la tuberculose (le BCG), la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, l'hépatite B, l'haemophilus influenzae de type b, la fièvre jaune, et d'un vaccin antipneumococcique composé d'antigènes prévienne 25% de morts d'enfants de moins de 5 ans.
Remarque: les estimations de mort à prévention vaccinale supposent que l'intensité des infections, la susceptibilité individuelle, et la probabilité d'exposition sont les mêmes à tout niveau de mortalité.
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