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Sierra Leone

Last Updated: September 1, 2011

Responsable en chef du programme :

Clifford Kamara, médecin, maîtrise en hygiène publique

Activités du programme :

  • Octobre 2008 : Le directeur du SIF Program Mike McQuestion et le responsable local du programme Clifford Kamara ont rencontré des représentants officiels du ministère de la Santé (y compris le Directeur du PEV) ainsi que des représentants de la Banque mondiale, de l'UNICEF, et de l'OMS installés en Sierra Leone.
  • Janvier 2009 : Le Dr Kamara a rencontré la Présidente du comité parlementaire chargé de la Santé, Mme Bintu Meyers, ainsi qu'Emmanuel Pewa, Secrétaire Adjoint, et Samuel Aruna, Économiste en chef du ministère des Finances.
  • Mars 2009 : Le Dr Kamara s'est adressé au Rotary club de Greater Freetown.
  • Avril 2009 : Le Dr Kamara a aidé l'équipe nationale du PEV, ainsi que les agences équivalentes de l'OMS, à rédiger une requête de subvention pour le vaccin antipneumococcique de GAVI.
  • Août 2009 : Le premier briefing parlementaire parrainé par le Sabin Vaccine Institute (SVI) s'est tenu à Freetown.
  • Octobre 2009 : Le deuxième briefing parlementaire parrainé par le SVI a eu lieu à Freetown.
  • Novembre 2009 : Le Dr Kamara a participé à l'organisation d'une conférence d'un jour à Freetown pour informer les membres du Parlement, les Chefs Suprêmes (Paramounts Chiefs), les membres du ministère de la Santé et du ministère des Finances et les représentants de l'Organisation mondiale de la santé, de l'UNICEF et du Rotary International, des défis et des solutions liés au financement de la vaccination.
  • Décembre 2009 : Le SVI a parrainé la rencontre entre l'échangeur pair du PEV du Libéria et des parties prenantes clés afin d'étudier les problèmes de Financement Durable de la Vaccination en Sierra Leone.
  • Mars 2010 : La présidente du comité parlementaire chargé de la santé, l'honorable Mme Bintu Myers, et le secrétaire adjoint principal du ministère des Finances et du Développement économique, Peter Sam-Kpakra, ont effectué une visite d'échange entre pairs sous l'égide du SVI chez leurs homologues à Monrovia, et ont également participé au premier briefing parlementaire du Libéria qui a eu lieu le 25 mars.
  • Mai 2010 : Le responsable local du programme, Kamara Cliff et le directeur du SIF Program, Mike McQuestion, se sont entretenus avec leurs homologues du ministère de la Santé, du ministère des Finances et du parlement au sujet de l'organisation de programmes de sensibilisation au niveau des districts en Sierra Leone.
  • Août 2010 : Le Dr Kamara a participé au colloque pour mettre au point le Compact dans le cadre du Partenariat international pour la santé de la Sierra Leone. La signature du Compact de développement sera une étape importante pour devenir membre à part entière du Partenariat International pour la Santé.
  • Août 2010: Mr Peter Sam-Kpakra, ministre des Finances et son homologue du Libéria, Mr Bernard Jappa se sont rendus en Ouganda sous l'égide du SVI afin d'étudier les procédés de budgétisation basé sur la performance de l'Ouganda.
  • Décembre 2010: Mr Peter Sam-Kpakra s'est rendu à la Deuxième Conférence Africaine Régionale sur la vaccination à Ouagadougou, au Burkina Faso sous l'égide du SVI. Il y a présenté la proposition de système de budgétisation basé sur la performance de la Sierra Leone a ses collègues.

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Structure du secteur de la santé :

  • La Sierra Leone n'est pas un pays SWAp. Toutefois, ses plans de santé revêtent un caractère très largement sectoriel.
  • La Sierra Leone a rejoint les pays du Partenariat international pour la santé en mai 2010, lorsque l'accord a été signé lors de l'Assemblée mondiale de la santé à Genève. En collaboration avec toutes les principales parties prenantes, le Compact de développement sanitaire est actuellement en préparation et sera signé avec les partenaires présents dans le pays.
  • La Sierra Leone a décentralisé son système de Soins de Santé Primaires (SSP): l'administration des SSP est désormais assurée par les dix-neufs conseils locaux.
  • Le PEV est l'un des six programmes prioritaires de la Direction de la prévention et de la lutte contre les maladies du ministère de la Santé et de l'Assainissement.
  • Le PEV est intégré au Programme national pour la santé reproductive et infantile.

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Financement de la santé :

  • En 2007, les dépenses de santé par habitant de la Sierra Leone se chiffraient à 32 dollars. La santé représentait 8 % des dépenses gouvernementales récurrentes. (Source : Rapport 2010 du Compte à rebours vers 2015)
  • En 2008, la Sierra Leone a reçu 26,7 millions de dollars d'aide publique au développement pour le secteur de la santé, chiffre en nette augmentation par rapport aux 19 millions reçus en 2007. (Source : Système de notification des pays créanciers de l'OCDE)
  • Les trois principaux bailleurs de fonds (le ministère du développement international du Royaume-Uni, la communauté européenne et la Banque africaine du développement) fournissent environ un tiers du budget total consacré au développement à travers des aides budgétaires directes.
  • Initiatives PPTE/Allègement de la dette multilatérale (IADM) : La Sierra Leone a commencé à recevoir des crédits d'allègement de dette dans le cadre de l'initiative PPTE en 2002. À la mi-2009, le pays avait reçu des crédits se chiffrant à 673 millions de dollars (sur un engagement total de 1,67 milliards). Conformément à son Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), le gouvernement a investi ces économies dans davantage de programmes de réduction de la pauvreté, notamment la fourniture de Soins de santé primaires (avec des dépenses passant de 57,4 millions de dollars en 2002 à 63,3 millions en 2006). Ses dépenses en faveur des pauvres ont pratiquement doublé, comparativement aux niveaux d'avant l'Initiative PPTE. Toutefois, la baisse des revenus et de l'aide budgétaire externe ont engendré un recul en 2006-2007. Des dépenses supplémentaires en faveur des pauvres sont requises pour la réalisation des OMD. (Source : PPTE et IADM -- État de mise en œuvre : 15 septembre 2009.)
  • Programme élargi de vaccination (PEV)
    • Depuis 2005, des transferts du gouvernement fédéral représentant environ 1/4 du budget de santé national ont été effectué en faveur des conseils des 19 localités. Une partie de ces fonds a été utilisé pour les services de vaccination.
    • Selon l'OMS, en 2001 le gouvernement de Sierra Leone a dépensé 2.5 millions de dollars pour son PEV, ce qui représente 51% des dépenses totales du PEV. En 2002 et 2003, les chiffres étaient de 2.5 millions de dollars (49%) et 2.8 millions de dollars (49%).
    • Le pays a reçu sa première subvention de la part de GAVI en 2002. En 2006, le gouvernement a dépensé 30 645 dollar pour le programme de vaccination de routine. Les chiffres de 2007 et 2008 étaient respectivement de 0 et 0.9 millions de dollars (10%).
    • Selon le PPAc 2007-2011, 3.5 millions de dollars ont été utlisé en 2005 pour le pEV (17$ par enfant né cette année). Si l'on y ajoute les dépenses des services de santé afin de soutenir le PEV, on obtient la somme de 9.8 millions de dollars (46$ par enfant). Le gouvernement a financé 1.8 millions de dollars des dépenses du PEV (18%), soit environ 8$ par enfant.
    • La tendance générale suggère une augmentation de l'effet de substitution à partir de 2005. En effet, alors que les contributions des partenaires externes ont augmenté, les investissements de l'Etat ont diminué.
    • Ce taux était censé augmenter de 15 % par an entre 2007 et 2011 d'après le Plan Pluri-Annuel compréhensif (PPAc).(Source : PPAc: 2007-2011)
    • Des efforts sont consentis pour obtenir de la part du gouvernement davantage de fonds pour le PEV dans le cadre du Paquet minimum de services pour le secteur de la santé. La viabilité budgétaire doit ainsi être assurée grâce à la méthode de financement commun. Pour assurer la viabilité, il faudra davantage combiner l'aide externe à long terme aux revenus internes accrus.
    • Montant dépensé (en dollar) par enfant par le gouvernement de Sierra Leone pour la vaccination de routine (2000-2010) Sierra Leone routine imm spending 2000 2010.jpg
    • Sources:
      1. Système de surveillance de maladie à prévention vaccinale (Vaccine Preventable Disease Monitoring System) de l'OMS en 2008. Profil d'immunisation: Sierra Leone. Les données dérivées du Formulaire de rapport conjoint (Joint Reporting Form) de l'OMS et de l'UNICEF sont les suivantes:
      a: C_6450. Ce pourcentage n'inclut aucun financement par donateurs externes.
      b: C_6490. Ce pourcentage inclut tous les frais récurrents et spécifiques à l'immunisation financés uniquement à l'aide de fonds gouvernementaux. Ceci inclut les vaccins, les fournitures servant à l'injection, les salaires, les indemnités journalières du personnel médical travaillant à temps plein sur les immunisations, les frais de transport, les véhicules de fonction, ainsi que le maintien de la réfrigération, les frais de formation, les frais de mobilisation sociale ainsi que la supervision et la surveillance. « ND » signifie que les données ne sont pas disponibles.

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Budgétisation :

  • Le processus budgétaire de la Sierra Leone reflète la ferme volonté du gouvernement de décentraliser les services publics. Le pays a un cycle de planification à moyen terme (trois ans). Les districts sont chargés de la mise en œuvre de la première année du plan triennal, qui correspond au plan opérationnel annuel.
  • La vaccination, incluse dans la rubrique de la santé de la mère et de l'enfant, est comprise dans le budget du secteur de la santé.
  • Un PPAc pour le PEV a été préparé en octobre 2006. Le budget annuel du PEV est fixé par un comité de coordination inter-institutions. Les stratégies du PEV sont compatibles avec le DSRP du pays.

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Flux et rapports budgétaires :

  • En 2006, le ministère de la Santé et de l'Assainissement a commencé à utiliser un système informatique intégré de gestion des finances. Ce système informatique permet de suivre les dépenses récurrentes de chaque district de santé.
  • Du fait de la décentralisation, le ministère des Finances fait parvenir sa part du budget trimestriel (recettes fiscales générales) aux conseils locaux par l'intermédiaire du ministère du Gouvernement local. Les conseils transmettent les fonds du secteur de la santé aux Équipes de gestion du district de la santé, lesquelles utilisent ces fonds pour la fourniture de services de santé tels que la vaccination de routine. On encourage également les conseils à chercher des ressources complémentaires auprès des ONG et de la communauté.
  • Les équipes de santé des districts soumettent un rapport sur la couverture du programme, l'incidence des maladies et autres indicateurs de santé aux conseils et au ministère de la Santé et de l'Assainissement. Ils soumettent également un rapport de dépenses trimestrielles aux conseils. Les conseils locaux soumettent à leur tour un rapport sur les dépenses et activités au ministère du Gouvernement local.
  • Cliquez sur l'image ci-dessous pour afficher une représentation visuelle des flux et rapports budgétaires.

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    Performances du budget :

    • En 2006, le Programme Élargi de Vaccination de routine PEV de la Sierra Leone a immunisé 145 875 enfants avec le vaccin DTP3 et a coûté 4 481 587 dollars (environ 31 dollars par enfant vacciné avec le DTP3). (Source : Rapport de situation annuelle de GAVI 2006)
    • Politique du pays et évaluation institutionnelle :
      L'ACIP 2007 de la Banque mondiale a donné aux systèmes de gestion des finances publiques et du budget de la Sierra Leone (Indicateur numéro 13) une note de 3,5, comme en 2005. (Moyenne des notes pour tous les pays AID en 2007 : 3.2) Pour en savoir plus, cliquez ici.
    • Depuis 2001, la Sierra Leone a mené cinq enquêtes de suivi des dépenses publiques. Les enquêtes indiquaient que le manque constant de personnel qualifié, particulièrement au niveau du district, limitait les performances des programmes gouvernementaux. Les études ont également mis en évidence des disparités entre ce qui était prévu dans le budget et ce qui a effectivement été distribué.
    • Le parlement a approuvé le budget 2007-2009 (Loi de crédits) en décembre 2006. Les budgets 2008-2010 et 2009-2011 ont été approuvés après le début de ces exercices respectifs. (Source : Site Web de la Sierra Leone)
    • Des rapports annules d'exécution des budgets sont publiés depuis 2007 (source : Évaluation PEFA de 2007).

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À propos du parlement :

  • Le parlement de Sierra Leone est unicaméral. Douze sièges sont réservés aux chefs suprêmes et les 112 autres sont pourvus à l'issue d'élections populaires. La durée du mandat est de cinq ans pour tous les députés. Les chefs suprêmes sont sélectionnés par groupes indigènes tandis que les autres députés sont élus individuellement.
  • D'après la Constitution de 1991, le président est élu par vote populaire. Le président désigne les ministres qui doivent ensuite être approuvés par le parlement.
  • Le parlement actuel a été élu en 2007. Trois principaux partis sont représentés : Le All People’s Congress (parti au pouvoir avec 59 sièges), le Sierra Leone People’s Party (Parti du Peuple de Sierra Leone, principal parti d'opposition avec 43 sièges) et le People’s Movement for Democratic Change (Mouvement Populaire pour le Changement Démocratique, 10 sièges).80 % des députés ont été élus récemment. Le parlement se réunit chaque année d'octobre à décembre.
  • En principe, deux comités parlementaires s'occupent du financement national du PEV. Le Comité chargé de la supervision du budget collabore avec le Bureau du budget du ministère des Finances pour élaborer le budget annuel. Le Comité chargé des finances supervise l'exécution du budget à travers les différents ministères et le ministère des Finances.
  • Dans la pratique, les activités de supervision sont à caractère ponctuel. Cela est dû au fait que le président du parlement n'a pas encore établi de calendrier législatif.
  • Le parlement reçoit un appui continu du PNUD et de l'Union interparlementaire pour les activités de supervision du budget.
  • Entre 2001 et 2005, 14 actes de loi ont été approuvés par le parlement. Les projets de loi du gouvernement et les projets de loi de membres individuels ont tous été introduits.
  • L'Appropriations Act de 2009 (budget pour les crédits de l'année 2009) a été promulguée le 15 avril 2009.
  • Classement global de la Sierra Leone en matière de gouvernance et de démocratie publié par l'Office of Governance Country Indicators for Foreign Policy Project (2007) : 133/192
  • Les prochaines élections législatives et l'élection présidentielle auront lieu en Octobre 2010 (Source: ElectionGuide).
  • La loi sur les doits des enfants (2007) établit une commission nationale pour les enfants qui a pour responsabilité d'assurer à tous les enfants l'accès au soins de santé.
  • Chapitre II, Section 8 (objectifs sociaux), provision 3 de la Constitution de la Sierra Leone de 1991 stipule que le gouvernement doit faire en sorte que tous les citoyens aient facilement accès aux établissements de santé.

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Indicateurs de performance de la vaccination :*

Pourcentage de districts déclarant une couverture de vaccination DTP3 d'au moins 80 % en 2008* : 40 %
Pourcentage de districts déclarant une couverture de vaccination DPT3 d'au moins 80 % pour la période 2001-2008

*Source :
Système de surveillance de maladie à prévention vaccinale de l'OMS, 2008. Profile de vaccination : Sierra Leone. Données dérivées du Formulaire de rapport conjoint de l'OMS et de l'UNICEF, Indicateur GSA17ap. « ND » signifie que les données ne sont pas disponibles.

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Charge de morbidité :

Population (2008) : 5 560 000
Naissances (2008) : 223 000
Décès d'enfants de moins de 5 ans (2008) :
- Total 43 000
- évitable par vaccination de routine PEV : 6 0201
- évitable par vaccin de routine PEV et nouveaux vaccins : 10 7502

(Source : UNICEF, State of the World's Children 2009)

1 En supposant que l'utilisation de vaccins contre la tuberculose (le BCG), la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole prévienne 14 % de décès d'enfants de moins de 5 ans.
2 En supposant que l'utilisation de vaccins contre la tuberculose (le BCG), la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la poliomyélite, la rougeole, l'hépatite B, l'haemophilus influenzae de type b, la fièvre jaune, et d'un vaccin antipneumococcique composé d'antigènes prévienne 25 % de décès d'enfants de moins de 5 ans.

Remarque : les estimations de décès à prévention vaccinale supposent que l'intensité des infections, la susceptibilité individuelle, et la probabilité d'exposition sont les mêmes à tout niveau de mortalité.

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Liens utiles :

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