Quels facteurs contribuent à l'augmentation des coûts des programmes de vaccination ? Les services de vaccination nationaux des pays en voie de développement vaccinent désormais plus d'enfants qu'auparavant et introduisent progressivement de nouveaux vaccins plus coûteux dans leurs programmes de vaccination, ce qui entraîne l'augmentation de leurs coûts.
Comment les pays pauvres peuvent-ils espérer financer leurs propres programmes de vaccination ? Tous les pays membres de GAVI se sont engagés à accroître leur budget national pour la vaccination, et c'est seulement à ce titre qu'ils peuvent bénéficier des subventions de la Phase II attribuées par GAVI. Ces pays peuvent commencer par améliorer l'efficacité de leurs programmes actuels, ce qui jouera également en leur faveur en vue d'obtenir plus de fonds. Ils peuvent également mettre en place un système de fonds privés au profit des programmes de vaccination afin d'attirer de nouvelles contributions, en monétaire comme en nature, provenant du secteur privé de leur pays. Enfin, ces pays peuvent allouer une plus grande partie de leurs recettes publiques aux programmes de vaccination et tirer partie des ressources externes pour la vaccination, notamment des fonds d'allégement de la dette ainsi que des prêts à long terme (non subventionnés).
En quoi le programme de financement durable de la vaccination (SIF) aide-t-il les pays en voie de développement ? Les responsables en chef du programme donnent de bons conseils pratiques et apportent une assistance à la coordination aux pays qui cherchent à développer un financement durable de la vaccination. Ils travaillent en collaboration avec les partenaires de GAVI Alliance, le gouvernement et le secteur privé de chaque État et des groupes clés de la société civile afin d'attirer de nouvelles parties prenantes dans le domaine de la vaccination. Ils soutiennent également l'action collective au sein des États et entre les pays afin de mettre en place des systèmes de vaccination fiscalement viables.
Comment sait-on que, une fois mis en œuvre, un financement durable restera effectif à long terme ? Plus grand sera le nombre d'organismes et d'institutions engagés dans l'effort national de vaccination, plus les citoyens nationaux verront l'importance de ce système et voudront y participer. Grâce à la sensibilisation des législateurs quant à l'importance de la vaccination des enfants, il est plus probable que le budget des gouvernements alloué à la santé soit adéquat et subsiste à long terme. Les programmes d'immunisation financièrement viables commenceront à être perçus comme essentiels à une bonne politique fiscale publique par les chefs d'États lorsque ceux-ci réaliseront que d'autres pays mettent en œuvre des programmes de sensibilisation similaires.
Comment le programme de financement durable de la vaccination est-il organisé ? Le siège du programme de financement durable de la vaccination (SIF) se trouve au sein du Sabin Vaccine Institute de Washington, D.C. Le vice-président directeur de Sabin, le Dr Ciro de Quadros, est en charge de la supervision de l'organisation, aidé, dans sa gestion, d'un directeur ainsi que d'un coordinateur. Cinq responsables en chef du programme agissant sur le terrain travaillent directement avec les quinze pays participant au programme. Un groupe de partenaires externes, constitué de représentants d'agences partenaires de GAVI, contribue à cette politique.
Comment le programme de financement durable de la vaccination (SIF) est-il financé ? Le programme de financement durable de la vaccination (SIF) est financé par une généreuse subvention de la Fondation Bill-et-Melinda-Gates.