Madagascar est en quête de la durabilité financière pour ses services de vaccination par la voie législative. Le programme de financement durable de la vaccination (SIF) de Sabin a été lancé à Madagascar en décembre 2009.

Structure du programme de vaccination

Le programme élargi de vaccination (EPI) de Madagascar est géré par le département de la vaccination du directorat de la santé maternelle et infantile, qui fait partie du secrétariat général du ministère de la Santé et de la Planification familiale (MSPF).

Progrès réalisés à Madagascar à ce jour

Dépenses du gouvernement pour la vaccination

Suivi des dépenses

Législation pour la durabilité

Éléments d’entrée du programme SIF

Dépenses du gouvernement pour la vaccination

Entre 2006 et 2013, le revenu national brut de Madagascar est monté de 280 USD à 440 USD par personne, soit une augmentation de 57 %. D’après le formulaire de rapport commun (FRC) de l’OMS/UNICEF, le gouvernement de Madagascar a dépensé 1 USD en vaccination de routine par enfant survivant en 2006. En 2013, ce chiffre était monté à 3 USD, soit une augmentation de 200 %. Bien que ce chiffre ait augmenté, la part des dépenses totales de vaccination de routine prise en charge par le gouvernement a chuté de 13 % à 6 % pendant cette période. Depuis 2010, Madagascar fournit des informations irrégulières concernant les indicateurs financiers du FRC. Les données semblent toutefois indiquer que Madagascar fait des progrès vers son objectif, qui consiste pour le pays à prendre en main son propre programme de vaccination.

Le rapport financier du FRC pour Madagascar entre 2006 et 2014.

Suivi des dépenses

La vaccination est une dépense obligatoire du ministère des Finances et du Budget. Le gouvernement utilise un rapport mensuel d’activité (RMA) pour assurer le suivi des dépenses au niveau des district de la santé.

Législation pour la durabilité

La section II (droits et devoirs économiques, sociaux et culturels), article 19 de la constitution de 1992 de Madagascar déclare : « L’État doit reconnaître la protection du droit à la santé de chaque personne, dès sa conception. » Le décret 2003‐1162 organisant la médecine d’entreprise, article 13, chapitre II, déclare que les prestataires médicaux travaillant pour des entreprises doivent dispenser des soins préventifs à leurs bénéficiaires (c’est-à-dire les travailleurs et leur famille). 

En février 2012, un comité de création de projets de loi a été créé. Le comité a alors mis au point un projet de loi pour la vaccination. D’autres intervenants africains ont proposé des modifications au projet de loi en novembre 2012. Le comité a tenu compte de ces modifications.

En juin 2015, des membres du Parlement et des fonctionnaires gouvernementaux ont travaillé au projet de loi.

Éléments d’entrée du programme SIF

  • Juin 2015 : le point focal de programme co-organise un atelier législatif.
  • Décembre 2014 : des intervenants malgaches s’unissent à des délégués de RDC, du Congo, du Sénégal, du Cameroun et du Mali lors d’un atelier d’évaluation entre pairs sponsorisé par Sabin.
  • Août 2013 : des intervenants malgaches assistent à un colloque sponsorisé par Sabin.
  • Novembre 2012 : des intervenants malgaches s’unissent à des délégués de RDC et du Congo lors d’un atelier législatif d’évaluation entre pairs sponsorisé par Sabin.
  • Juin 2012 : des intervenants malgaches présentent leur projet de loi sur la vaccination à des représentants de RDC lors d’une visite d’étude sponsorisée par Sabin.
  • Novembre 2011 : le point focal de programme organise une action de plaidoyer et un atelier législatif.
  • Juin 2011 : le point focal de programme et le directeur de programme organisent une séance d’information pour les membres du Parlement.
  • Mars 2011 : des intervenants malgaches assistent à un colloque sponsorisé par Sabin.
  • Février 2011 : le point focal de programme organise une séance d’information pour les membres du Parlement.
  • Décembre 2009 : le point focal de programme et le directeur de programme présentent le programme SIF au gouvernement malgache.